Le journalisme « gonzo » est une sorte d'aboutissement radical de la subjectivité à l'œuvre dans le « Nouveau journalisme » américain. L'adjectif, issu de l'argot irlandais et désignant « le dernier noceur à rester debout après une nuit de beuverie », est d'abord employé pour qualifier spécifiquement les articles de Hunter S. Thompson. Le milieu du journalisme spécialisé dans la musique rock va par la suite s'emparer du terme et contribuer à populariser ce style d'écriture. Parmi les quelques caractéristiques propres au journalisme « gonzo », on pourra citer, outre l'hypersubjectivité, une forme d'immédiateté des sources, passant par l'inclusion de notes et de transcriptions, le recours à la digression, le brouillage entre fiction et réalité, un ton qui fait souvent appel à l'humour noir ou encore un goût tout particulier pour la transgression. Le journalisme « gonzo », comme on le pressent, s'attache davantage à la création littéraire qu'à la pure éthique journalistique, et aura une influence majeure dans la contre-culture américaine.
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